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Google devra payer une amende de 50 millions d’euros

Les accusations sont « le manque de transparence, d’information et le manque d’autorisation valide pour la personnalisation de la publicité ». Vous pouvez lire le communiqué de presse de la CNIL ici.

Cette amende survient après l’enquête de Google suite à des plaintes de deux organisations, None Of Your Business (NOYB) et La Quadrature du Net (LQDN).

Pourquoi cette amende?

Selon la CNIL, Google deux règles du GDPR—la Transparence et l’Autorisation.

Google ne propose pas une information « claire et compréhensible ». « Les manquements constatés privent les utilisateurs de garanties fondamentales concernant des traitements pouvant révéler des pans entiers de leur vie privée, car reposant sur un volume considérable de données, une grande variété de services et des possibilités de combinaison de données quasi illimitées »

Dans un communiqué, La Quadrature du Net indique que « cette sanction n’est qu’une toute première partie de la réponse à notre plainte contre Google, qui dénonçait surtout le ciblage publicitaire imposé sur Youtube, Gmail et Google Search en violation de notre consentement. (…) Même si nous nous réjouissons d’une première sanction sur le fondement de nos plaintes collectives, notamment car la décision d’aujourd’hui vient couper court à la tentative de fuite en Irlande de Google, nous attendons surtout de la CNIL qu’elle prononce très prochainement la suite des décisions auxquelles notre plainte appelle. Ces décisions devront aborder frontalement la question du consentement libre et prévoir une sanction d’un montant proportionné à la situation, bien au-delà de 50 millions d’euros. » 

En plus de Google, NOYB et LQDN ont aussi porté plainte contre Facebook.

Ce n’est pas la première fois

Google avait déjà été épinglé par le passé pour des problèmes de violation de vie privée. En Juillet 2018, ils ont été condamné à payer 5 milliards de dollars par l’Union Européenne dans une histoire d’antitrust lié à Android. Ils ont fait appel de cette décision.

L’Union Européenne les avait aussi pris à la gorge en 2017 pour une autre affaire d’antitrust et les avait condamné à payer une amende de 2.4 milliard d’euros.

En réponse à cette nouvelle amende, les représentants du géant américain ont déclaré:
« Les utilisateurs s’attendent à des standards élevés de transparence et de contrôle de notre part. Nous sommes déterminés à répondre à ces attentes et aux exigences de consentement du RGPD [règlement général sur la protection des données]. Nous étudions la décision de la CNIL afin de déterminer les prochaines étapes. »

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